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L’exposition L’ESPRIT D’UN SIECLE - Lyon, 1800-1914 du 24 avril au 07 juillet 2007
L’Esprit d’un siècle : Lyon 1800-1914
L'essentiel pour comprendre :
Lyon au 19e siècle, l’esprit d’un siècle
Programme et calendriers des manifestations
Plaquette de présentation au format PDF des animations pédagogiques à destination du public scolaire
La Bibliothèque de Lyon aux couleurs du XIXe siècle
Lyon pittoresque
La Bibliothèque de Lyon est investie dans cette manifestation sous deux angles différents. Une exposition à l’Espace Patrimoine (Bibliothèque de la Part-Dieu, 4e étage) intitulée Lyon pittoresque réunira livres, estampes, dessins et photographies. A côté des nombreux
“Guide du voyageur à Lyon”, tel que celui de
Nicolas Cochard, réédité de nombreuses fois au cours du siècle, l’exposition sera également l’occasion de montrer, par l’image, comment les lyonnais présentaient jadis leur ville aux étrangers de passage. Une opportunité de (re)découvrir les gravures de Boissieu, les dessins de Jean-Balthazard Baron, les lithographies de Fonville ou bien encore les photographies de Jules Sylvestre conservés à la Bibliothèque de Lyon.
Base numérique des Estampes et du fonds photographique Jules Sylvestre conservés à la Bibliothèque de Lyon
De nombreuses estampes ou photographies sont visibles, à distance et par Internet, sur le site de la Bibliothèque.
[Nicolas-François Cochard], par Jean-Pierre Gutton, article à paraître en 2007 dans Gryphe, revue de la Bibliothèque de Lyon.
Lyon à la Une
Une seconde exposition, Lyon à la Une, réintégrera l’espace qui lui est habituellement réservé suite à de nombreux mois de travaux et de fermeture consécutifs de la création de la nouvelle entrée Est de la Part-Dieu (inauguration publique prévue le 27 mars 2007, mais nous y reviendrons dans un prochain Point d’Actu).
D'autres perspectives :
La presse lyonnaise d’informations au XIXe siècle :
quelques titres parmi d’autres...
Petites affiches de Lyon
Elles existent depuis le 3 janvier 1748 sous le titre des
Affiches de Lyon, annonces et avis divers avec dans un premier temps une parution hebdomadaire (mercredi). Outre les annonces, la feuille contient des nouvelles et des morceaux de littérature, avec à sa tête Aimé de la Roche, membre de l’Académie de Lyon. Ultérieurement, elles paraissent deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, et changent de nom au 3 janvier 1810 (avec nouvelle numérotation) en paraissant dorénavant sous le titre des
Petites affiches de Lyon et annonces judiciaires, puis subissent une nouvelle transformation le 23 novembre 1811 sous l’appellation d’
Affiches, annonces et avis divers de la ville de Lyon.
Elles sont remplacées le 3 décembre 1821 par le
Journal des annonces judiciaires du ressort du tribunal civil.
"Vin à vendre : les boissons alcoolisées dans les Petites affiches de Lyon, 1750-1887", article par Guy Parguez, Gryphe, n°10, mars 2005, p.32-37.
"A boire et à manger : les métiers de bouche dans les Petites Affiches de Lyon, 1750-1887", article par Guy Parguez, Gryphe, n°13, mars 2006, p.27-35.
"L’alimentation dans les Petites affiches de Lyon, 1750-1887", article par Guy Parguez, Bulletin de la Société historique, archéologique et littéraire de Lyon, T. 25, 1995, p. 7-24.
Bulletin de Lyon
Journal publié par Ballanche et paraissant trois fois par décade entre le 3 vendémiaire an XI (25 septembre 1802) et le 30 décembre 1809. Il servait de supplément au
Petites affiches de Lyon en rendant compte de tous les actes de l’administration mais également des événements économiques, scientifiques, littéraires ou artistiques les plus importants de la ville.
Journal de Lyon et du département du Rhône
Journal paraissant 3 fois par semaine (mardi, jeudi, samedi) entre le 2 janvier 1810 et le 31 décembre 1813. Sa publication continue, sous divers titres, jusqu’en 1821.
L’Echo des Travailleurs (1833-1834), la Tribune Prolétaire (1834-1835 ; BML, 5714), l’Union des Travailleurs (1835 ; BM Lyon, 5714), le Nouvel Echo de la Fabrique (1835 ; BM Lyon, 5714) et l’
Indicateur (1834-1835) "Ce journal [...] comprendra dans chaque numéro un article d’historique de la fabrication de la soierie, toutes les découvertes utiles qui y ont trait, tous les griefs imputés aux divers chefs de commerce et appuyés de preuves authentiques, les débats détaillés de tous ce que les séances des prud’hommes offrirons de plus piquant, quelques articles de localité, et enfin une colonne d’annonces pour les insertions de tous ce qui peut intéresser la fabrique des étoffes de soie, au prix de 10 c. la ligne."
"Prospectus", L’Echo de la Fabrique, s.d. (ca. octobre 1831).
Un journal pour les canuts : Lyon et les débuts de la presse ouvrière, l’Echo de la Fabrique et ses successeurs", article par Anthony Popkin, Gryphe, n°10, mars 2005, p. 1-10.
L’Echo de la fabrique : journal industriel et littéraire de Lyon : 1831-1834, Paris, EDHIS, 1973.
Edition fac-similé de ce journal lyonnais réalisée sous la direction de Fernand Rude en 1973.
Le Courrier de Lyon
Journal politique, industriel et littéraire à parution quotidienne créé le 1er janvier 1832 à la suite des événements qui ensanglantèrent la ville de Lyon en novembre 1831. Il s’achève le 24 juin 1900.
Jean-Baptiste Monfalcon, historien et bibliothécaire de la Ville de Lyon, en est le rédacteur en chef, depuis la fondation du journal jusqu’en 1834. Les frères Eugène et Alexandre Jouve lui succèdent après cette date.
“La publication du Courrier de Lyon n’est point une spéculation commerciale, mais une oeuvre toute patriotique à laquelle se sont associés 200 actionnaires appartenans (sic) à l’industrie, au commerce et aux différentes professions libérales. Un capital de 100 MILLE FRANCS est destiné à en assurer l’existence et la durée.
La rédaction de ce journal sera très-variée : elle embrassera la politique, les sciences économiques et industrielles, les sciences naturelles et physiques, les arts, la littérature, etc. De nombreux correspondants de Paris, dans les départements et à l’étranger [...], nous donnent le certitude que ce journal ne laissera rien à désirer sous le rapport de l’abondance et de la variété des nouvelles. L’administration du Courrier a pris également ses mesures pour que les nouvelles de Lyon et du département du Rhône soient données avec la plus grande exactitude.”
“Prospectus”, Le Courrier de Lyon, 24 décembre 1831.
Le Censeur (ancien Précurseur)
Journal politique, industriel et littéraire de l’opinion radicale et républicaine paraissant 6 fois par semaine, le
Censeur succéda, le 20 novembre 1834, au
Précurseur (créé le 1er janvier 1827) qui était sous la Restauration la feuille de l’opposition libérale. Au nombre des rédacteurs figurent Jean-Baptiste Monfalcon et Anselme Pétetin.
"Le Précurseur a cessé de paraître. Après avoir courageusement lutté contre les attaques acharnées du parquet et les dissensions intestines qui ont rendu sa marche difficile, il a dû céder à la nécessité. Mais les idées dont il était l’organe sont trop vivaces pour s’éteindre avec lui. Le Précurseur n’était point une œuvre de fantaisie politique ou d’ambitions privées : champion du droit, défenseur infatigable des libertés publiques, il a pu dans sa carrière de huit années varier de nuances ; jamais il n’a déserté la mission progressive et civilisatrice que se proposaient ses fondateurs."
"Profession de foi", Le Censeur, 20 novembre 1834.
[Anselme Petetin, journaliste], par Bernard Collonges, article à paraître dans le numéro 16 de Gryphe, revue de la Bibliothèque de Lyon.
Défense d’Anselme Petetin devant la Cour des Pairs, par Marie-Christine Blaise et Bernard Collonges (ouvrage à paraître).
Girafe envoyée par le pacha BML, Coste 802 |
Le Salut Public
Journal politique, commercial et littéraire à parution quotidienne qui succède au journal
Le Rhône après les événements de février 1848. Journal purement lyonnais ne se vendant guère qu’à Lyon et dans sa banlieue immédiate, il est également le seul “journal du soir”. Sa publication qui commence au 13 mars 1848 aura connu une longévité exceptionnelle. Collaborationniste durant la Seconde Guerre mondiale, le
Salut Public, s’achève définitivement au 23 août 1944. Ses bureaux sont dans un premier temps 18 place de la Charité (place Antonin-Poncet), puis rue Impériale (rue de la République).
En 2006, une vaste campagne de numérisation, coordonnée par l’ARALD, à permis de sauvegarder la collection conservée à la Bibliothèque de Lyon sous une forme numérique et microfilmée.
“Jusqu’à présent, les enseignements de la Presse ne s’adressaient guère qu’à une classe limitée de lecteurs. Aujourd’hui, son action et son influence doivent s’étendre beaucoup plus loin, et pénétrer, s’il est possible, dans les habitations les plus reculées de nos campagnes. Il importe, en effet, que tous les citoyens puissent connaître toute l’étendue des droits dont ils jouissent ; il importe qu’ils soient dirigés dans le choix de leurs mandataires et sachent à quoi s’en tenir sur les affaires du pays. L’éducation politique du peuple, voilà le premier devoir du gouvernement nouveau et de la Presse.”
Salut Public, n°1, 13 mars 1848.
Site de l’ARALD : "Campagne de sauvegarde et de valorisation des collections de la presse édités dans la région Rhône-Alpes"
Le
Salut Public, au même titre que le
Courrier de Lyon ou le
Lyon-Républicain, fait partie du plan de sauvegarde de la presse régionale financé par l’Etat, la Région Rhone-Alpes, le Conseil général et la Ville de Lyon.
“Le Salut Public, 1848-1944”, par Germaine Vieux, in
Rive gauche, n°79, p.17-20 et n°80, p. 18-23.
“[Les rédactions lyonnaises :] le Salut Public”, in La Vie française, n°13, 1er août 1894, p.204 (BM Lyon, 126734)
Express de Lyon
Journal quotidien publié, sous ce titre, pendant une vingtaine d’années du 14 avril 1883 au 10 décembre 1903. En 1903, il fusionne avec le
Réveil Républicain pour former l’
Express républicain. Il récupère son titre original en 1905. La collection s’achève le 28 février 1925.
Comme de nombreux titres de la presse lyonnaise, l’Express de Lyon s’accompagne lui-aussi dans les dernières années du siècle d’un
supplément hebdomadaire illustré.
"L’Express de Lyon ne sera pas uniquement un journal politique. Il se propose de consacrer une large place aux informations commerciales, industrielles, financières, économiques, qu’i cherchera à rendre les plus complètes, les plus sûres, les plus rapides.
Lyon n’a pas un organe de ce genre : nous croyons qu’il y a là une lacune à combler.
Dans cette pensée nous ne négligeons la publication d’aucun renseignements d’une application pratique, tel que les annonces judiciaires et commerciales, les avis d’adjudications publiques, de travaux, de fournitures, ainsi que leur résultat, des extraits de l’Etat-civil, les cours des denrées et marchandises etc...
Nous pensons ainsi répondre à un véritable besoin et nous espérons, par ce moyen, grouper autour de nous les sympathies du monde des affaires."Express de Lyon, n°1, 14 avril 1883
Le Petit Lyonnais (BML, 5477)
Journal quotidien à tendance radicale publié entre 1869 et 1901. Très attentif aux conditions de vie des travailleurs, il touche essentiellement les classes populaires en raison de son format réduit et surtout de son prix (5 centimes) ce qui explique son tirage élevé : en 1879, il varie quotidiennement entre 100 000 et 120 000 exemplaires. Vendu à Portalis, un spéculateur parisien, il va cependant rapidement décliner jusqu’à sa disparition en 1901.
"Le travailleur qui ne comptait pour rien et qui a la légitime prétention de compter désormais pour beaucoup, le travailleur a besoin plus que jamais d’être instruit sur tout ce qui se fait, sur tout ce qui se dit, sur tout ce qui se passe.
[...] Le Petit lyonnais s’occupera de façon très-spéciale des questions théâtrales et artistiques. Il les envisagera surtout au point de vue d’une régénération nécessaire. Le Petit lyonnais s’adressera aux citoyens laborieux, aux ouvriers intelligents ; il sera profondément dévoué à leurs intérêts et à leurs aspirations, c’est-à-dire qu’il sera républicain dans l’acceptation la plus large, la plus honnête, la plus progressive du mot."Le Petit lyonnais, n°1, 10 août 1871.
Le Progrès
Journal quotidien de Lyon, il est aujourd’hui le doyen de la presse lyonnaise avec un premier numéro daté du 12 décembre 1859. Il remplace et fait suite au Progrès industriel, journal commercial, agricole et manufacturier. Son tirage de 60 000 exemplaires en 1882 atteint 140 000 exemplaires à la fin du siècle.
"Le Progrès se propose en premier lieu de donner à ses lecteurs, non pas des amplifications plus ou moins littéraires sur des thèmes connus, mais un ensemble d’études exactes, de renseignements positifs sur tous les grands faits politiques, économiques, littéraires, scientifiques, qui, à Lyon ou dans les départements voisins, en France ou à l’étranger, méritent l’examen d’un esprit sérieux. [...] Notre journal sera, nous l’espérons, un résumé méthodique, exact et complet, du mouvement général des idées, des choses et des hommes."
"Prospectus", Le Progrès, n°1, 12 décembre 1859.
“Le Supplément illustré du Progrès (1890-1905) : une exception culturelle”, par Jean-Pierre Bacot, in
Chroniques du pays beaujolais : académie de Villefranche-en-Beaujolais, vol.27, 2003 (953528)
A partir de 1890, et pour une quinzaine d’années seulement, Le Progrès se double d’un hebdomadaire - Le Progrès illustré (BML, 5752) - très remarqué grâce aux gravures de l’artiste lyonnais Gustave Girrane qui figurent dans ses pages.
Lyon autour de 1900
Ouvrage rassemblant de nombreux dessins de Girrane réalisés pour le Progrès illustré, ici accompagnés de chroniques sur les vieux quartiers de la ville par Félix Desvernay et Martin Basse.
“Les rédactions lyonnaises : au Progrès”, in La Vie française, n°8, 16 mai 1894, p.123 (BM Lyon, 126734)
Bataillon de la Croix Rousse,
affiche pour le feuilleton du
Lyon-Républicain, 1883
BML, AffM0047
“Les rédactions lyonnaises : au Lyon-Républicain”, in La Vie française, n°17, 1er octobre 1894, p.262 (BM Lyon, 126734)
Nouvelliste de Lyon (puis Nouvelliste)
Journal politique quotidien publié du 15 mai 1879 au 27 août 1944. Le Nouvelliste, journal conservateur à tendance monarchique, est proche des milieux catholiques et de l’Eglise. Ses articles font autorité ; il est notamment réputé pour la rapidité et la sûreté de ses informations. Il exerça une réelle influence sur la bourgeoisie lyonnaise.
Le Nouvelliste et la défense religieuse, par Louis de Vaucelles, Paris, Les Belles-Lettres, 1971, 283 p.
Ouvrage de référence sur ce journal, qui ne couvre cependant que la période 1879-1889
[Histoire du Nouvelliste de Lyon], par Philippe Dufieux, article à paraître dans le numéro 16 de Gryphe, revue de la Bibliothèque de Lyon.
“Les rédactions lyonnaises : au Nouvelliste”, in La Vie française, n°6, 16 avril 1894, p.92 (BM Lyon, 126734)
Le Tout-Lyon
Journal hebdomadaire littéraire et artistique publié à partir du 10 mars 1895. Le Tout-Lyon se veut avant tout chic et mondain. Il est au rendez-vous de tous les spectacles — notamment ceux des deux théâtres de l’époque (Grand Théâtre et Célestins) —, mais aussi des festivités sportives et hippiques.
Ce journal, bien qu’interrompu à de nombreuses reprises, notamment pendant les deux guerres, existe toujours dans les kiosques lyonnais.
"[...] Le Tout-Lyon ouvrira ses portes toutes grandes à tous ceux qui, artistes ou écrivains, peintres ou poètes, sans distinction d’écoles, sont capables de manier en bons ouvriers l’outil, plume ou crayon, servant à traduire l’Idée.
[...] Le Tout-Lyon sera sportif, car nous estimons que les exercices physiques étant une des manifestations de la vitalité corporelle, sont la condition initiale d’une bonne production du cerveau.
[...] Enfin, le Tout-Lyon sera mondain au sens noble et élevé du mot ; nous revendiquons ce titre avec fierté, estimant que la vie mondaine, bien comprise, est, en même temps que l’éclat de rire dans l’existence, un des facteurs indispensables de la prospérité industrielle et commerciale d’une ville.""Au lecteur", Le Tout-Lyon, n°1, 30 novembre 1895.
“La Presse lyonnaise il y a soixante ans”, par Paul Melot, in
Le Tout-Lyon, n°83, 22 novembre 1956.