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Tribeqa a réussi son coup. En se jouant des genres musicaux le groupe nantais passe avec succès le difficile cap du deuxième album. Le quatuor acoustique (balafon, guitare, contrebasse, batterie) nous avait déjà enchantés en 2008 avec un premier album plein de surprises. Ils remettent aujourd’hui le couvert dans ce nouveau cocktail musical. Bien sûr on retrouve l’Afrique à tous les coins de chansons, le balafon restant l’axe central, le métronome autour duquel toutes les fusions sont possibles : rap, afro-beat, jazz ou encore soul. De nouvelles collaborations nous amènent vers de nouveaux horizons : Blake Worrell des Puppetmastaz et l’américaine Mauikai pour les flows hip hop, Kadi Coulibaly entre autre pour le côté africain ou le trompettiste Geoffroy Tamisier (Mukta) pour celui du jazz.
Mais beaucoup plus qu’une juxtaposition de styles, ce qui pourrait paraître un peu racoleur, Tribeqa a su créer sa propre musique aussi originale que pleine de fraîcheur, de maîtrise et de sincérité. Josselin Quentin vibraphoniste, percussionniste, compositeur, amoureux du balafon et leader du groupe nous donne à voir toutes les facettes de cet instrument.
A la première écoute le balafon peut paraître enfantin avec des tonalités souvent naïves. L’écoute des différents squit (interludes), petites pièces merveilleuses pour balafon donne une impression festive de brass band très vivifiante. Mais le balafon peut se retrouver dans un autre contexte un instrument d’un pouvoir cinématique inouï. C’est toute la force du morceau Dr Jekyll qui utilise sous forme de collage sonore, toutes les dimensions de l’instrument. Un tel trip musical se déguste bien davantage en live. Retrouvez donc sur leur Myspace les dates des concerts près de chez vous.
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